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Dialogue social : « 3 questions » à Jean-Christophe Sciberras, Global Deal France

Coordinateur de la plateforme France du Global Deal, Jean-Christophe Sciberras détaille le rôle de cette structure née en 2016 en Suède qui œuvre en faveur du dialogue social international.

Quels sont les objectifs généraux du Global Deal ?

Le Global Deal, initiative née en 2016 en Suède, est maintenant portée par l’OCDE. Elle a pour objectif principal de valoriser les pratiques de dialogue social positives des grands groupes internationaux.
En effet, le constat était que, face à une mondialisation contestée, les entreprises ne témoignaient pas de leurs réalisations. Or la globalisation, la mondialisation, quand elle est bien faite a beaucoup a apporté. Encore faut-il le dire, encore faut-il que les entreprises partagent entre elles leurs best-practice, leurs exemples…Et ainsi, d’ailleurs, elles s’enrichissent mutuellement.

Comment se matérialise l’engagement de la France dans le Global Deal ?

La France est rentrée dans le Global Deal en novembre 2017. Puis Muriel Pénicaud a lancé, fin 2017, cette initiative réunissant aujourd’hui 29 grands groupes internationaux, qui emploient, au total, 2,2 millions de salariés dans le monde. Nous avons également quatre sur cinq des grandes confédérations syndicales françaises et bien sûr l’OIT, l’OCDE, l’ON : voici la composition du global deal.
Alors concrètement, nous travaillons sur des sujets tous les mois, avec une réunion plénière mensuelle. Nous nous intéressons à des pays : comment se passe le dialogue social aux États-Unis pour les entreprises françaises ? Comment ça se passe en Chine ou en Allemagne ?
On s’intéresse également aux lieux de dialogue social, comment fonctionnent-ils ? Comparons ce que nous faisons dans les comités européens. Nous nous intéressons également à des thématiques comme l’égalité homme-femme dans tous les pays des mondes, comment est-elle portée, pratiquée – et nous sommes très ouverts pour parler de ce qui fonctionne, mais également de ce qui fonctionne moins bien. Ainsi, on peut bénéficier des pratiques des uns et des autres pour s’améliorer.

En quoi la crise sanitaire impacte-t-elle la feuille de route 2021 du Global Deal français ?

Comme tout le monde, nous avons été impactés par la crise, car il y a des sujets qui ont fait irruption. Le premier sujet, pour lequel nous avons changé notre agenda, pour l’introduire en mai 2020 au cours d’une session plénière, a été une comparaison des réponses sanitaires des entreprises. Nous avons fait une comparaison en France, mais également dans tous les pays dans lesquels nous opérons. Nous, les entreprises du Global Deal, comment avons-nous fait en Chine, en Italie, aux États-Unis… Nous discutons aussi de manière très concrète car, il y a des différences selon les pays. Et nous comparons nos pratiques. Deuxième sujet, le télétravail à l’échelle mondiale. Nous nous enrichissons les uns les autres pour développer un télétravail qui soit à la fois une réponse sanitaire, mais aussi des nouvelles modes d’organisation du travail. En cela, nous préparons demain et les futurs modes de travail post crise sanitaire.